Le livre augmenté

Contenus multimédias réalisés en atelier journalisme
Coordination : Florian Dacheux
Animation : Marc Chebsun, Florian Dacheux, Aziz Oguz
Post-prod vidéo : Aziz Oguz, Albérick Tode
Post-prod podcast : Florian Dacheux
Enfants déracinés : séjour reportage dans la Creuse
Après une formation en techniques journalistiques et des recherches sur l’histoire des Déracinés de l’Ile de la Réunion, nous sommes partis en reportage avec cinq jeunes de Seine-et-Marne, âgés de 16 à 19 ans, en octobre 2020 à Guéret dans la Creuse. Un sixième a réalisé la musique du sujet.
Par Nour, Rayan, Quentin, Mathéo, Antoine et Ibrahim.
Ateliers journalisme sur l’inclusion par le sport dans le quartier de La Grange aux Belles à Paris 10e.
A Paris Xe avec les collèges Valmy, Grange aux Belles et Seligmann sur l’inclusion par le sport où nous intervenons en atelier depuis 2021. Sur place, des associations du quartier de la Grange aux Belles multiplient les actions en utilisant le sport comme levier pour lutter contre toutes les formes de discrimination. Première rencontre avec Jeanne Baxerres de l’équipe de développement local du Xe. Une seconde en reportage sur le TEP du quartier avec Alexandre Alpha d’Actions Collégiens, un dispositif parisien de prévention éducative et d’accompagnement à la scolarité. Puis tout s’est enchaîné. Avec Veersingh Caleyachetty de Q2JX Basket, une association qui agit en faveur de la mixité sur les terrains, ainsi que Kevin Kimbengui de Ngamb’Art, une compagnie qui contribue à l’échange interculturel dans le domaine de la danse, Sine Qua Non, une association qui favorise la pratique sportive des femmes dans l’espace public, ou encore Cage Projets, de la boxe yoga à la danse classique ! Sans oublier notre lien naturel avec l’équipe du CRL 10 – Centre Paris Anim’ Grange aux Belles et son formidable espace intergénérationnel des Petits Poètes.
Par Fatoumata, Amalia, Tekla, Justin, Rashid, Moriam, Mouhamed, Elias, Cheikh, Nanda, David, Saliou, Emma, Tracy, Bouguery, Mariatou, Esther, Elias, Prince et Mouhamadou
PODCAST : Kamelia, footballeuse engagée dans l’inclusion par le sport
Jeune arbitre et joueuse de foot, Kamelia s’engage depuis plusieurs mois au sein de l’association Sine Qua Non à Paris pour davantage de mixité sur les terrains de sport en accès libre. Formée par le collectif Futebol Da Força, elle encourage les filles à s’approprier les city stades, encore investis par une très grande majorité de garçons. Ainsi engagée contre le sexisme et pour une pratique urbaine plus égalitaire du sport, elle offre ici sa vision de l’inclusion.
ATELIER PODCAST JEUNESSE PLURIELLE – SEPTEMBRE 2023
PODCAST : Stop au sexisme avec Dans Le Genre Egales
Dans le cadre de nos ateliers journalisme à Paris 10e sur l’inclusion par le sport pour encourager la pratique mixte sur les terrains de sport en accès libre, notre groupe de reporters des Collèges Valmy, Seligmann et Grange aux Belles ont rencontré Tathiana Bensafa, sociologue et chargée de mission égalité pour l’association Dans Le Genre Egales. Au cours de cette interview, nos jeunes ont fait preuve de beaucoup de réflexion pour rebondir et aller au-delà de la question du sexisme. On y parle entre autres d’antiracisme, d’identification des stéréotypes mais surtout d’acceptation de nos différences.
ATELIER PODCAST JEUNESSE PLURIELLE – MARS 2025
En immersion au Red Star FC à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)
Automne 2022, au cœur du centre d’entraînement du Red Star dans le quartier de Marville à Saint-Denis. Caméra sur pied ou à l’épaule, nos journalistes en herbe ont vécu l’expérience à fond au cœur d’un club doyen qui symbolise à lui tout seul notre diversité. Un reportage très enrichissant dans le cadre de nos ateliers journalisme dédiés emploi & entrepreneuriat avec ESPOIR 18 et l’EPJ Nathalie Sarraute (Paris XVIIIe). Objectif : allier la découverte d’un métier à la pratique de l’interview ! Au même titre que le monde de la musique ou celui du cinéma, le milieu du sport regorge de métiers au-delà de l’aspect sportif.
Par Elisabeth, Maryam, Jerry, Kani, Hawa, Aïssata, Brahiman, Djime, Dounia, Nassry, Abass, Acyle, Rayan, Youmni, Sinan, Dounia, Serena et Said.
Entretien avec le slameur Rouda dans le quartier des Amandiers à Paris
Avec des 3e du Collège Valmy à Paris en décembre 2023. Le groupe rencontre l’auteur et slameur Rouda, co-fondateur du Collectif 129H, dans le cadre d’une interview sur les formes d’entrepreneuriat dans la musique. Reçus pendant près de 2 heures par l’auteur de Les Mots Nus et Les Jardins Perdus, nos jeunes reporters ont su respecter les principes d’une bonne interview : l’écoute et le rebond.
Par Moriam, Mouhamed, Elias, Cheikh, Nanda, David
Interviews sur la prévention des rixes
À Paris, avec Mamadou Doucara, Marwan Mohammed et l’association Hismaël Diabley Junior.
Réalisation : Aziz Oguz
Violences policières : « le profilage ethnique, il faut que ça cesse »
Directeur de l’EPJ Nathalie Sarraute à Paris XVIIIe, Mamadou Doucara est notamment l’auteur d’un mémoire dédié aux collectifs de mamans impliquées face aux rixes. Avec son association Espoir 18, il impulse depuis de nombreuses années des actions pour améliorer le dialogue entre la police et la population. Dix jours après la mort de Nahel, abattu à bout portant par un policier à Nanterre, l’éducateur appelle au retour à une police de proximité. Inégalités sociales persistantes, déscolarisation, chômage de masse… Las de constater que « les associations ne font que mettre des pansements », il reste malgré tout optimiste. « Il faut remettre l’humain au centre », dit-il.
Rixes – Que faire ? Entretien avec Marwan Mohammed, auteur de « Y a embrouille »
Dans Y a embrouille. Sociologie des rivalités de quartiers paru chez Stock, Marwan Mohammed, sociologue au CNRS, s’intéresse au phénomène des rixes. Un phénomène qui trouve bien souvent sa source dans les inégalités sociales. Depuis 30 ans, plus de 120 jeunes sont morts dans ces rivalités. « On a toujours tendance à le réduire aux faits divers. Des affrontements dans l’espace public, la police intervient, la justice condamne. Et on passe à la prochaine. Ce ne sont pas que des embrouilles. Ce sont des personnes réelles qui ont existé. C’est un drame social. Il faut rompre avec cette idée de normalité », a-t-il notamment observé au cours de l’entretien qu’il nous a accordés.
Hommage à Hismaël mort dans une rixe : « les embrouilles de cité ne servent à rien »
En janvier 2018, Hismaël, âgé de 15 ans, est poignardé mortellement dans une rixe entre des groupes rivaux des XIe et XIXe arrondissements de Paris. Deux ans plus tard, sa famille a créé l’association Hismaël Diabley Junior (HDJ). Elle organise chaque année au square de la Roquette (Paris XIe) un événement sportif et culturel en la mémoire de leur fils. Retour en vidéo sur cette journée intitulée « Une journée pour la vie ».
Avec HDJ, Centre Paris Anim Mercoeur, Fondation Olga Spitzer et les éducateurs du SPS 11.
Mois de la Prévention des Rixes – Ville de Paris – Novembre 2024
Santé mentale des communautés LGBTQIA+ :
un sujet majeur
Encadré en lien avec l’article « Bulles bienveillantes », p.70
(Réparer Nos Violences – Chapitre 2)
Ailleurs en France, d’autres safe places jaillissent depuis plusieurs années en direction de la communauté queer. Des lieux sûrs où toute personne se sentant marginalisée a la possibilité de s’exprimer – avec la certitude de ne pas avoir à subir réflexions déplacées ou moqueries. À l’instar de La Bulle, fondée au printemps 2023 à Paris par sept associations (ANKH, ARDHIS, Espace Santé Trans, FLIRT, OUTrans, Wassla, et XY Média) intervenant auprès de publics à l’intersection de plusieurs discriminations (LGBTIphobie, racisme, sexisme, précarité…). « Invisibilisé·es au sein même de la minorité LGBTQI+, ces personnes requièrent davantage de soutien dans une ville où les espaces de sociabilité LGBTQI+ sont parfois excluants ou financièrement hors d’atteinte, tandis que les espaces d’entraide et d’accompagnement tendent au cloisonnement ou à l’éparpillement géographique », défendent les associations fondatrices. Leurs membres œuvrent sans relâche pour développer une approche commune en matière de santé, d’accompagnement social, de soutien psychologique ou d’appui juridique, tout en intégrant la diversité des parcours de vie des publics ainsi que la spécificité de leurs besoins. Chaque année, pas moins de 1300 demandeur·euses d’asile sont reçu·es sur place, 1800 personnes trans sont accompagnées, 400 groupes de parole, ateliers collectifs, événements culturels et festifs sont organisés, sans oublier les formations et autres permanences d’accueil en accès libre ou sur rendez-vous. Ex-membre de Shams-France (créée le 14 juin 2016 dans les locaux d’Amnesty International France et soutenue par le Centre LGBT IdF, Shams-France est une association française qui vient en aide aux personnes LGBTI vivant en France et ayant des origines maghrébines et moyen-orientales), où elle ne s’est pas sentie à sa place, Samyra Labaïed, femme trans franco-tunisienne et musulmane, connaît bien La Bulle. Elle a fondé son collectif Baraka Queer dans l’idée d’apporter un espace de libération de la parole pour des jeunes franciliens en transition. « Ma transition depuis 2024, c’est un détail dans ma vie, je suis une femme musulmane avant tout, affirme Samyra, par ailleurs chercheuse à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) à Paris (elle y réalise un doctorat en anthropologie sur l’identité amazigh). Je ressens un privilège dans le fait de vivre à Paris grâce à mon doctorat, comparé à Toulon d’où je suis originaire. Dans la capitale, c’est devenu banal de croiser des femmes trans. Cela me permet une transition plus safe. » Avec Baraka Queer, Samyra a inauguré un premier pique-nique au Parc des Buttes Chaumont à l’occasion d’Achoura, une fête musulmane. Avant de marquer le coup pour la Pride des banlieues, affichant ces mots : MUSLIM QUEER, NOUS EXISTONS. « On a cassé l’idée que c’était impossible, on est là et on existe ».
Une vision que Samyra est venue partager à l’occasion de la nouvelle édition du Festival Aoziz à Marseille en août 2025. Fondée dans la cité phocéenne par deux compagnies de spectacle vivant, et par un organisme de recherche en sciences humaines, ce réseau s’est constitué en 2018 afin de lutter contre l’exclusion sociale dans le secteur culturel. Son utilité réside dans sa capacité à travailler avec des groupes mixtes de personnes handicapées et non handicapées, des minorités discriminées ou des personnes migrantes. Un programme varié de cours, d’ateliers, de conférences et de résidences, est proposé. Un lieu centré sur une pratique qui ne porte aucun jugement sur ce que devraient être des corps ou des identités idéales.
Sur place, l’imam Ludovic-Mohamed Zahed, est régulièrement invité à témoigner. Après des études à l’ENS et l’EHESS, ce titulaire de deux doctorats d’anthropologie et de psychologie initie en 2010 l’association Homosexuels Musulmans de France, puis ouvre en 2012 la première mosquée inclusive d’Europe dans le quartier parisien de la Goutte d’Or. En 2019, il crée à Marseille l’institut Calem, avec pour objet, notamment, la formation d’imams à un islam inclusif et progressiste. Deux ans plus tôt, il publie Homosexualité et Transidentité en Islam (Editions Calem, 2017). Il y explique que, selon lui, les interprétations condamnant les homosexuels et les personnes trans, sont héritées de textes aux origines douteuses, interprétés pour servir des intérêts souvent politiques. « Rien dans l’islam n’interdit l’homosexualité », répète-t-il. Conscient d’être plutôt solitaire dans son combat à l’aube de ses 50 ans, il se nourrit d’échanges constructifs avec d’autres imams engagés dans la même voie d’ouverture, essentiellement en Amérique du Nord et en Afrique du Sud. Pendant ce temps-là, au Maroc, la militante féministe Ibtissame Betty Lachgar est poursuivie pour « atteinte à la religion islamique » pour avoir porté un tee-shirt avec l’inscription Allah is lesbian. Elle encourt jusqu’à cinq ans de prison.
Florian Dacheux
PODCAST : Anna face aux questions de genre
Née en France d’un père suédois et d’une mère américaine, Anna, 16 ans, a grandi en région parisienne. De sensibilité queer, elle estime n’avoir pas véritablement trouvé son genre. Du théâtre pour combattre sa timidité, un quotidien dans un lycée international, des séries en anglais. Et un autre regard sur la France, qui s’interroge notamment sur le peu d’écho trouvé à l’école en termes d’éducation à la sexualité, à l’égalité des sexes ou encore à la lutte contre les stéréotypes. La question du genre, l’homophobie, les droits humains, sa sensibilité pour la cause écologique… Anna se livre en douceur. Sans aucun tabou.
PODCAST JEUNESSE PLURIELLE – NOVEMBRE 2022
Un autre regard sur le handicap
PODCAST avec Lil Skuna
La vingtaine, Lil Skuna s’est fait un nom via les réseaux sociaux où il poste régulièrement des vidéos pleines d’auto-dérision. En partageant son quotidien en fauteuil, il tente de briser les nombreux stéréotypes et autres tabous sur le handicap. Lil Skuna communique sa joie de vivre et sa positivité.
PODCAST JEUNESSE PLURIELLE – NOVEMBRE 2022
Contenus complémentaires
Reportage sur une session de prévention des rixes avec Le Vide de Nadir Ioulain
Production : ACIAC, Janvier 2026
Des vacances inclusives avec l’association Toustes en Colo
Reportage de France 3 Franche-Comté en août 2023


